Ils sont actuellement installés dans la région de Birak au Tchad. Pour répondre à leurs besoins les plus urgents, le CICR, en coordination avec d'autres organisations humanitaires présentes à Birak, procède à la distribution de 1 000 bâches, 2 000 couvertures et nattes, 2 000 jerrycans et 1 000 kg de savon.
Ces réfugiés, parmi lesquels se trouvent également des blessés, ont immédiatement été accueillis par les habitants de Birak et des environs. Il était cependant urgent de porter secours à ces hommes, femmes et enfants épuisés par plusieurs jours de marche. « Il s'agit de répondre au plus vite à leurs besoins en nourriture, eau, couvertures et autres ustensiles de première nécessité, et de donner des soins aux blessés », explique Yayhia Khalil, délégué du CICR, qui était sur place au moment de leur arrivée.
Cette assistance devrait permettre aux réfugiés, parmi lesquels on compte beaucoup de femmes et de jeunes enfants, de faire face aux basses températures nocturnes, d'avoir accès à l'eau et de bénéficier de conditions d'hygiène adéquates. Les blessés graves ont été dirigés vers les structures sanitaires des environs pour y recevoir des soins en urgence.
Certains d’entre eux sont en outre très inquiets du sort de leurs proches restés de l'autre côté de la frontière. Le CICR s'emploiera donc, dans les jours à venir, à recueillir les données nécessaires pour rétablir le contact entre les nouveaux arrivants et les membres de leur famille.
Le CICR, qui a perdu un collaborateur lors des violences ayant poussé ces personnes sur la route du Tchad, demeure préoccupé par la situation des civils touchés par le conflit du Darfour. Tous les autres collaborateurs de l’institution qui travaillaient dans la région de Seleia au moment des combats, et dont elle est restée sans nouvelles pendant plusieurs jours, ont pu être localisés depuis. Le CICR suit de près la situation en matière de respect du droit international humanitaire, et rappelle à toutes les parties leur obligation de respecter les personnes qui ne participent pas ou plus aux hostilités, ainsi que les biens civils.
Informations complémentaires :
Inah Kaloga, CICR N'Djamena, tél. : +235 252 03 16 ou +235 620 10 05
Anna Schaaf, CICR Genève, tél. : +41 22 730 22 71 ou +41 79 217 32 17