En Cisjordanie, le CICR a continué de suivre de près les conséquences humanitaires du tracé illégal de la barrière de Cisjordanie à l’intérieur des territoires occupés.
En Israël et dans les territoires occupés et les territoires autonomes, le CICR visite régulièrement les détenus qui relèvent de son mandat afin d’observer leurs conditions de détention et le traitement qui leur est réservé. Les observations et recommandations du CICR sont présentées confidentiellement aux autorités concernées.
Protection
Promotion du respect de la population civile
Le CICR s’est adressé aux autorités pertinentes au sujet des conséquences humanitaires du bouclage de la bande de Gaza. Il a soulevé la question des patients dont l’état de santé nécessite un traitement médical en dehors de la bande de Gaza et évoqué les difficultés liées à l’importation de biens essentiels et d’électricité à Gaza.
Le CICR a continué à intervenir auprès des autorités israéliennes sur les conséquences humanitaires du tracé illégal de la barrière de Cisjordanie à l’intérieur des territoires occupés. Il s’est dit particulièrement préoccupé par les difficultés que rencontrent les agriculteurs palestiniens qui désirent accéder à leurs terres situées dans les zones dites fermées (terre située entre la Ligne verte et la barrière de Cisjordanie) ainsi que par les problèmes posés à certaines communautés isolées qui vivent dans ces zones.
Détenus visités dans les lieux de détention israéliens
En février, le CICR a effectué des visites hebdomadaires dans 20 lieux de détention israéliens, dont des centres de détention provisoire, des postes de police, des prisons et des centres d’interrogatoire.
Détenus visités dans les territoires palestiniens
Les délégués du CICR ont visité des prisons, des postes de police et d’autres lieux de détention administrés par les autorités palestiniennes à Ramallah, Jéricho, Hébron, Qalqilia, Tubas, Salfit ainsi que dans la bande de Gaza.
Visites et messages des familles aux détenus
Le programme de visites familiales du CICR permet aux familles de Cisjordanie, de Jérusalem-Est et du Golan occupé de rendre visite à leurs proches détenus dans des lieux de détention israéliens. En février, plus de 16 000 personnes se sont rendues dans 27 lieux de détention israéliens, où elles ont visité quelque 6 600 proches détenus.
Le 6 juin, les autorités israéliennes ont suspendu le programme de visites familiales pour les familles de Gaza. La suspension reste en vigueur et touche quelque 900 détenus des prisons israéliennes originaires de Gaza.
Outre les visites familiales, l’échange de messages Croix-Rouge permet aux familles de maintenir des liens avec leurs proches en détention : le CICR a transmis plus de 3 000 messages entre les détenus et leurs proches. Le CICR a également passé plusieurs centaines d’appels téléphoniques pour informer les familles du lieu où sont détenus leurs proches et de leur état de santé.
Assistance
Programme de secours suite à la destruction de maisons
En Cisjordanie et dans la bande de Gaza, le CICR a fourni des vivres et d’autres articles essentiels à 15 familles dont les maisons avaient été totalement ou partiellement détruites par les forces armées israéliennes.
Programme d’assistance à Hébron (H2)
Dans la vieille ville d’Hébron (H2), le CICR a distribué 3 300 colis de vivres à plus de 1 600 familles particulièrement touchées par les bouclages stricts, ainsi que plus de 11 tonnes de farine de blé.
Aide d’urgence
En Cisjordanie et dans la bande de Gaza, le CICR a fourni une aide d’urgence – 126 colis de vivres et 42 assortiments d’articles d’hygiène – à 32 familles dans le besoin.
Programme « argent contre travail » et soutien aux moyens d’existence
Le CICR a versé des salaires correspondant à 2 574 jours de travail dans le cadre de divers projets relatifs aux infrastructures ou à l’agriculture en Cisjordanie et dans la bande de Gaza.
Santé
Le CICR, en coopération avec le ministère de la Santé, a acheminé quelque 17 tonnes de divers secours médicaux aux 18 hôpitaux généraux.
Le CICR continu d’appuyer le secteur de la santé à Gaza en apportant des secours médicaux dans la bande de Gaza et en fournissant une aide d’urgence aux hôpitaux. En février, les délégués du CICR ont suivi de près l’approvisionnement de l’hôpital en électricité et en combustible ainsi que le traitement et les soins dispensés aux personnes blessées et malades. L’accès aux patients dont l’état de santé nécessite un traitement en dehors de Gaza est également suivi de près.
En Cisjordanie, les délégués du CICR ont veillé à ce que le personnel hospitalier puisse se rendre à son lieu de travail.
Eau et habitat
Le CICR gère 12 projets dans la bande de Gaza, dont la construction d’un nouveau puits, d’une station de pompage, de trois lignes principales d’approvisionnement en eau et de sept réservoirs pour plus de 100 000 personnes.
Dans la bande de Gaza, le CICR lance la phase finale de la construction d’un système d’évacuation des eaux usées à Khan Younis. La station permanente de pompage, avec un système de ventilation et un bassin supplémentaire de décantation et son traitement partiel bénéficieront à quelque 150 000 personnes.
Coopération avec le Croissant-Rouge palestinien et le Magen David Adom (MDA)
Le CICR a participé à des séances de formation au droit international humanitaire organisées par le Croissant-Rouge palestinien, notamment à une séance de trois jours pour 32 officiers de la police de l’Autorité palestinienne.
Dans la bande de Gaza, le CICR et le Croissant-Rouge palestinien ont procédé à une évaluation commune des besoins humanitaires suite à une explosion survenue dans le camp d’Al-Bureij. Le CICR a aussi effectué une visite aux hôpitaux du Magen David Adom à Dimona et Soroka à Beersheva suite à l’attentat-suicide du 4 février.
Faire connaître le CICR et le droit international humanitaire
Il incombe à toutes les parties à un conflit armé de respecter le droit international humanitaire (DIH). Le CICR soutient leurs efforts en faisant connaître cette branche du droit, ainsi que son propre rôle et ses activités.
La délégation continue de présenter régulièrement le CICR et les principes fondamentaux du DIH aux officiers supérieurs de l’Administration civile et aux officiers des forces de défense israéliennes de la brigade de Naplouse.
Le CICR a également participé à un séminaire de formation organisé pour le personnel de l’unité des forces de défense israéliennes chargée de rechercher les personnes disparues au combat (Missing in action). Son objectif consistait à établir des procédures de travail avec diverses organisations qui traitent de la question de la recherche des israéliens disparus au combat.
D’autres séances de présentation des activités du CICR et des principes fondamentaux du DIH ont été organisées à l’intention des étudiants, des membres des centres de femmes, des ONG, du personnel médical et des forces de sécurité ainsi que pour le personnel et les volontaires du Croissant-Rouge palestinien en Cisjordanie et à Gaza.