Le CICR a demandé aux donateurs 8,5 millions de francs supplémentaires pour le budget qu’il consacre à ses opérations au Yémen, afin de répondre aux besoins croissants causés par les combats. Ce supplément fait plus que doubler le budget qui était initialement prévu pour ces opérations en 2008 et qui passera ainsi à 14 millions de francs.
« Suite aux derniers affrontements qui ont eu lieu dans le nord du pays, des milliers de civils s’enfuient de chez eux pour trouver refuge dans un endroit où ils peuvent recevoir une aide et être soignés », explique Marcus Dolder, chef de la délégation du CICR au Yémen. « Nos équipes travaillent en étroite collaboration avec le Croissant-Rouge du Yémen pour leur fournir un abri et une assistance d’urgence. »
Le CICR, préoccupé par l’insécurité ambiante et les conditions de vie des civils touchés par les combats, appelle toutes les parties impliquées dans le conflit armé à respecter le droit international humanitaire. Il leur demande en particulier de faire la distinction en tout temps entre les civils et les personnes qui participent directement aux hostilités, et de traiter toutes les victimes avec humanité
« La région n’a pas encore récupéré de quatre années de conflit. Même avant les combats les plus récents, plus de 100 000 personnes avaient été directement touchées, réclamant de toute urgence une aide humanitaire, ajoute Marcus Dolder. De plus, elles ont aussi été frappées durement par une augmentation en flèche du prix des denrées alimentaires au cours des derniers mois. »
Le CICR envisage d’utiliser les fonds supplémentaires pour accélérer la fourniture de vivres, d’eau, d’abris, d’articles ménagers de première nécessité et d’un soutien médical dans toutes les régions du gouvernorat de Saada. Il est aussi prêt à donner des soins chirurgicaux de survie aux blessés, si nécessaire.
Depuis 14 mois, le personnel du CICR travaille avec les membres de la section locale du Croissant-Rouge du Yémen pour distribuer une aide d’urgence à près de 120 000 personnes et facilite l’accès de milliers d’autres à l’eau potable.