Pour marquer la Journée mondiale de la tuberculose, le 24 mars, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) appelle les directeurs de prison, les autorités de santé publique et la communauté internationale dans son ensemble à être plus attentifs au danger que représentent la propagation actuelle de la maladie dans les prisons et son exportation en dehors des murs de la prison, lorsque les détenus sont libérés et qu'ils retournent dans leur communauté.
« Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre la guerre contre la tuberculose dans les prisons. Il n'est pas possible d'éradiquer la maladie au sein de la population générale si l'on ne règle pas également ce problème dans les prisons », a déclaré Hernan Reyes, médecin au CICR.
Les cas de tuberculose à l'intérieur des murs de la prison sont cent fois plus nombreux qu'à l'extérieur. Cette prévalence est souvent due à la surpopulation, à une ventilation inadéquate, à l'ignorance des mesures de prévention, ainsi qu'au manque de supervision, d'un côté, et de régularité dans la prise du traitement, de l'autre. « Malheureusement, le monde a mis du temps à reconnaître la nécessité de lutter urgemment contre la tuberculose dans les prisons », a ajouté M. Reyes.
De plus en plus de détenus développent des souches très résistantes du virus. Dans de tels cas, il devient impossible de les traiter, alors que, normalement, la tuberculose est une maladie curable. L'association de la tuberculose et du VIH/SIDA complique davantage le problème.
Le CICR lutte contre la tuberculose dans les prisons du Caucase, d'Asie centrale et d'Afrique depuis de nombreuses années, directement ou en soutenant des programmes locaux. Dans le Caucase du Sud, l'institution et les autorités sanitaires locales ont réussi à faire baisser le taux de mortalité parmi les détenus atteints, de 16 % en 1995 à 5 % en 2005. Il reste cependant beaucoup à faire. La lutte contre la tuberculose dans les prisons est une priorité urgente qui devrait faire partie intégrante d'une politique globale de santé publique visant à combattre et finalement à éradiquer la maladie.
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Informations complémentaires :
Carla Haddad, CICR Genève, tél : +41 22 730 24 05 ou +41 79 217 32 2